Le contexte
A chaque fois que quelque chose est à portée de sa main, ça ne manque pas : dans la bouche. Le stade oral vous me direz. Oui, mais si à cinq mois je le tolère, ça va vite devenir compliqué à deux ans et demi.
Ce que je n'aurais jamais du faire
Stop, c'est interdit de manger cela. Je cris non fermement, histoire qu'il se rende bien compte qu'il fait une bêtise, et je lui arrache l'objet des doigts. C'est dangereux après tout.
Explications
Oui, mais par cette attitude, non seulement, Liam ne comprend pas sa faute, mais en plus, je risque de lui faire imaginer que je ne veux pas qu'il soit curieux. Alors qu'au contraire, je souhaite qu'il le soit car c'est ainsi qu'il grandira.
Les questions à me poser sont : "Est-ce si sale que cela ?" Ma grand-mère avait tendance à dire que le cailloux que nous mettions à la bouche était plein de vitamine S (comprenez sale) Et "Est-ce que c'est dangereux ?" Si la réponse aux deux questions est non, laissez le faire. D'une part, le contact avec les bactéries l'aidera à construire son système immunitaire. Tout aseptiser ne le rendra que plus fragile. D'autre part, c'est par le toucher avec la langue que nos enfants appréhendent le monde. Ils ont besoin de cela, pour comprendre et grandir. Alors, si c'est le métal froid de vos clefs qu'il veut goûter, confiez lui plutôt une petite cuillère, mais laissez-le expérimenter.
Ce que j'ai fini par faire
Tout d'abord, si l'objet n'est ni si sale que cela, ni dangereux, je le laisse faire. Dans le cas contraire, je lui demande l'objet.
Dans tous les cas, je nomme l'objet, le lui montre sous toutes les coutures, et lui explique s'il ne doit pas y toucher, pourquoi. Dans ce cas là, je remplace l'objet interdit par un autre. "Tiens, tu peux jouer avec ceci, si tu veux".
Conclusion
Mon ange a expérimenté la matière qui l'a intéressé. Il a laissé libre court à sa curiosité. Et il ne ressent aucune frustration.
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